RDC: Tshisekedi ou Kagame? Quel « Moindre Mal » Patrick Mbeko choisit il?

Source: Africa Flashes

RDC: Tshisekedi ou Kagame? Quel « Moindre Mal » Patrick Mbeko choisit il?

15 Dec 2025

Peut-on aimer sincèrement la République démocratique du Congo tout en tenant un discours qui affaiblit sa résistance face à Paul Kagame et au Rwanda ? Cette question, lourde de sens et de conséquences, est au cœur de cette analyse approfondie d’Africa Flashes.

Dans cette vidéo, nous interpellons sans détour Patrick Mbeko, intellectuel congolais respecté et auteur reconnu, dont les prises de position récentes suscitent une incompréhension croissante parmi de nombreux Congolais. Alors que la RDC traverse l’un des moments les plus critiques de son histoire récente — marquée par l’agression persistante du régime de Kigali, les menaces de balkanisation et une guerre hybride multidimensionnelle — la parole des intellectuels n’est jamais neutre. Elle éclaire ou elle désoriente. Elle renforce la nation ou elle la fragilise.

Patrick Mbeko a longtemps été une voix lucide sur le rôle du Front patriotique rwandais et sur les tragédies des Grands Lacs. Justement pour cette raison, ses critiques répétées contre le président Félix Tshisekedi, formulées sans clarification explicite sur la priorité nationale absolue face à Kagame, soulèvent une question centrale : entre Tshisekedi et Kagame, quel est le « moindre mal » pour la RDC ? Et surtout, peut-on se dire patriote congolais sans choisir clairement le camp de la souveraineté nationale ?

Africa Flashes le dit sans ambiguïté : on peut critiquer le pouvoir congolais, et on doit le faire. Mais on ne peut pas aimer la RDC tout en tenant un discours qui, consciemment ou non, relativise ou dilue la menace principale que représente le régime de Paul Kagame. Dans un contexte de guerre existentielle, l’ambiguïté n’est pas neutre. Elle devient politique. Elle devient stratégique. Elle profite toujours à l’agresseur. Cette analyse revient sur la responsabilité historique des intellectuels africains, sur les leçons amères de l’histoire régionale — notamment celle du Rwanda — et sur les dangers d’une critique déconnectée du rapport de force réel. Elle pose une exigence simple mais fondamentale : la clarté morale. Tous les maux ne se valent pas. Un pouvoir congolais imparfait reste amendable et réformable par le peuple.

Un projet étranger de domination, lui, ne laisse aucune place à la réforme, seulement à la soumission. Ce n’est ni une attaque personnelle, ni un procès d’intention. C’est une interpellation politique et patriotique. Une invitation à dire clairement où se situe la ligne rouge lorsque la nation est menacée. Car dans les moments décisifs de l’histoire, ne pas choisir clairement le camp du Congo revient toujours, tôt ou tard, à servir le camp de ceux qui veulent le voir affaibli, divisé et pillé.

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